Ces charcutiers issus du milieu identitaire radical ne cherchent même plus à contredire les accusations de connexions avec l’Alvarium*. Il s’agit pour ces militants-charcutiers de développer et de consolider leur réseau fasciste dans tout le Maine et Loire.
Malgré l’interdiction de rassemblement, ce sont plus de 60 personnes qui ont pu se réunir sur place à 15 mètres du fameux stand visé. Musique, chants, insultes et slogans ont fusé en direction des gérants de l’entreprises Thibault Cochin et Benoit Joseph Cochin. présents ce jour là sur le stand. Un cordon de gendarmes était présent pour protéger (une fois de plus) les fachos et leurs idées. Pour faire semblant, un groupe de quelques fervents clients des BDO* se sont relayés en faisant mine d’acheter des produits aux marchands fascistes... Il ne faudrait pas que l’on remarque les manifestant.e.s criant « pas un sous pour les fachos » et « pas de fachos dans nos campagnes », que l’on remarque les 60 gendarmes mobilisé.e.s ce jour là sur le marché et la vingtaine de contrôles d’identité réalisés dans et aux abords du marché. Après une petite heure, nous avons déplacé le rassemblement à une autre entrée du marché pour que tout le monde soit au courant : acheter Blancs de l’ouest c’est acheter chez les racistes. La distribution de la pétition et les chants ont pu continuer pendant 15 minutes avant que nous nous rendions sur le parvis de la mairie pour terminer la déambulation (toujours suivi.es de près par la police).
Les habitant.xes challonais.es ont montré qu’il était possible de s’organiser collectivement contre l’extrême droite. Au Lion d’Angers, deux rassemblements réunissant plus de 250 personnes ont déjà eu lieu en en juin et /// 2024 contre l’installation de l’Alvarium dans l’historique Café des sports. En décembre 2024, le futur local fasciste du Lion d’Angers est repeint.
La forte présence policière (1 flic par manifestant’xe) ce samedi à Chalonnes ne nous étonne pas et résulte d’une longue histoire de complaisance (ou au mieux d’inaction) entre préfecture, mairies et groupes d’extrême droite.
La préfecture du Maine et Loire laisse peu de marge de manoeuvre aux différent.es habitant.es du maine et loire pour s’organiser concrètement là où les fascistes s’installent : publication de nombreux arrêtés préfectoraux d’interdiction de rassemblement à Challonnes et à Angers, tirs de LBD sur les groupes des quartiers populaires pour protéger les locaux de l’Alvarium rue du cornet en 2023 (résultant en la mutilation de deux personnes), fichage et contrôles arbitraires en fin de rassemblements « antifascistes », usage arbitraire de gaz lacrymogène dans des circonstances de simples déambulations (notamment les manifestations non déclarées de juin 2024 contre l’extrême droite), nasse dans un bar d’une partie de la manifestation contre toutes les Violences et Harcèlements Sexistes et Sexuelles du 30 septembre 2024...
Soutien aux collectifs qui luttent contre l’implantation des fachos chez elleux, à bientôt pour de nouvelles mobilisations.
*groupe militant associants néo-nazis, nationalistes-révolutionnaires, cathos intégristes et royaliste sur Angers. Pseudo dissout par le gouvernement en 2021. Après la dissolution, la mouvance se r désormais dans plusieurs groupe d’extrême droite comme le RED, le Mouvement Chouan ou encore l’UNI.