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Halte de nuit toujours saturée et pression policière !


Ce mardi 08 Octobre, devant le 115 à Angers, les personnes à la rue ont vu débarquer deux fourgons de la police nationale, escortant M. Bradfer, directeur de la DDCS de Maine-et-Loire (Direction Départementale de la Cohésion Sociale).

La raison de son déplacement ? Un campement plus que précaire qui fait tâche dans le paysage Angevin ! Face aux nuits de plus en plus froides et au mauvais temps, face au 115 toujours saturé, les personnes à la rue ont décidé ensemble de construire, avec quelques couvertures et chaises, un endroit pour s’abriter du froid et pour attendre ensemble.

Encore une fois nous rappelons ici le foutage de gueule de la mairie ! Comme précédemment retranscrit dans un article basse-chaine.info, le 115 a déménagé entre une quatre voies et une voie ferrée, à l’autre bout de la ville ! Constitué d’algécos de chantier précaires, mal isolés et mal entretenus, le 115 n’a actuellement que 63 places. Tous les soirs des familles entières, plusieurs femmes seules, et des hommes seuls sont refusés et doivent dormir dehors. On comptait début octobre 8 familles, avec des enfants entre deux mois et 14 ans, 3 femmes seules, dont l’une est enceinte de 8 mois et de nombreux hommes seuls ! Nous apprenons en parallèle, via des bénévoles de l’Abri de la Providence, qu’énormément de personnes à la rue n’appellent même plus le 115, ni ne se déplacent, connaissant sa saturation actuelle.

Nous rappelons également que la ville d’Angers possède plus de 12 900 logements vides et qu’elle a le pouvoir de réquisitionner ces logements pour loger les personnes sans-abris !

Le soir même, vers 18h30, heure à laquelle les personnes commencent à se rendre au 115 pour tenter d’y avoir une place et un repas par les veilleurs, trois fourgons sont revenus et des policiers, matraques à la main, sont descendus pour expulser cet abris de fortune. Face aux familles, aux enfants blottis derrière, ils stopperont leur intervention : le seul but étant de faire pression par la force et la peur.

Deux mois après la manifestation « Un toit c’est un droit », qui avait mobilisé plus de deux cents personnes aux 115, toujours rien n’a été mis en place pour remédier à cette problématique plus qu’urgente du logement ! Et nous voyons maintenant la mairie et la police paniquée face à un abri de couvertures !

Ce que nous voulons ?
- Un logement pour tous !
- La scolarisations des enfants qui, nous le rappelons, est un droit et un devoir de l’état !
- Une réelle prise en charge en cas de besoin urgent !

Des personnes solidaires

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