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Les syndicats du CHU d’Angers s’expriment !



Non au pass sanitaire ! Non aux mesures prises par le gouvernement ! Non aux baisses d’effectif et de salaire ! Mardi 14 septembre, devant le CHU d’Angers, une quarantaine de personnes se sont mobilisées pour discuter des dernières annonces restrictives du gouvernement et de la direction locale.

Hier se tenait une réunion du CHSCT, où étaient notamment « présents » la direction du CHU et les représentants des différents syndicats. « Il est important de notifier qu’hier, les médecins du travail n’ont pas siégé au CHSCT » annonce, lors de sa prise de parole, un représentant Cgt CHU.

La situation actuelle à Angers est tendue.

362 membres du personnel du CHU n’ont pas de pass sanitaire, ces personnes ne sont plus en mesure d’exercer depuis le 15 septembre. Après 3 jours de suspension il y aura un entretien obligatoire avec la direction. Les syndicalistes appellent à se soutenir entre collègues : « n’hésitez pas à nous contacter pour que nous puissions vous accompagner à cet entretien qui sera certainement rude. Ne passez pas au grill tout seul pour tout le monde, nous devons nous soutenir ! »

« Aucune suspension ni restriction ! Nous allons droit vers la destruction du service publique ! »

Les chiffres pour demain sont assez inquiétant, notamment à St Nicolas où 40 postes sont déjà vacants, et potentiellement 11 collègues qui seront suspendu.e.s demain. Ces restrictions vont également couper l’accès aux soins avec en moyenne 124 patients pour un employé. Hier lors du CHSCT les syndicats ont demandé à connaître les mesures qui seront prises pour pallier à ce manque, la réponse est assez accablante, ils prévoient d’utiliser les moyens classiques déjà mis en place, à savoir, passer à des journée de 12h. L’inquiétude est au niveau des collègues qui vont se retrouver encore plus surchargé.e.s de travail. Certains interpellent en rappelant que cela va aussi accentuer la dégradation du service publique. « Beaucoup de personnes déjà sont obligées d’annuler et de décaler leurs rendez-vous en attendant d’avoir des Pass sanitaires valides, les prises en charge et l’accès aux soins se dégrade » .

On a besoin de plus de lits, de plus de personnelles. En 2020, 1 millions de soins ont été déprogrammé. Avec les mesures actuelles ils vont devoir à nouveaux en déprogrammer. Non à la précarisation du personnel. « La vaccination est un moyen de lutte contre la pandémie mais il y a besoin d’informations et d’accompagnement pour que les gens aillent se faire vacciner sans obligation ni crainte. Nous demandons également la levé des brevets ! Non aux suspensions des collègues et à la baisse des salaires ! » Le CHU est en sous effectif actuellement et ils peuvent dés demain suspendre 10% des soigants. La directions du CHU à bien précisé lors du CHSCT d’hier quelle suivrait toutes les mesures du gouvernement, qui sont actées.

« C’est un dispositif qui n’a rien de Sanitaire ! »

Actuellement le service logistique peine avec une vingtaine de postes vacants. Les recrutements n’aboutissent à rien. « On va droit dans le mur, nous sommes déjà épuisé.e.s et débordé.e.s et on nous enlève encore du personnel ! Il est bien beau d’acclamer les soignants comme des héros mais nous n’y arriverons pas avec ce rythme de travail qui met en danger le personnel et les patients. » plusieurs prises de paroles viennent compléter le discours des différents syndicats présents (CGT CHU, Sud CHU, CFTC, Fo CHU).

L’ordre des médecins qui n’était bien évidement pas présent au rassemblement va voir son rôle s’effondrer également. Leur rôle devient celui d’une milice, ils vont être les premiers alliés du gouvernement dans cette chasse aux non-vacciné.e.s. L’ordre des médecins va prendre un rôle décisif en s’assurant que les médecins sans Pass sanitaires ne puissent plus jamais exercer. Les contrôles des arrêts de travail vont être renforcés également. En lien avec la Sécurité sociale et l’ARS le gouvernement à appelé à une délation totale, à partir du 15 septembre un arrêt de travail deviendra suspicieux, il y aura d’avantage de contrôle. Les directeurs d’établissement seront également dans l’obligation de vérifier la véracité des arrêts sous peine de prison.

« Nous nous retrouvons face à des risques de dénonciations au sein même de nos services, cela risque de mettre en périls toute la confiances et la solidarité qui existait et qui est vitale pour faire face à cette crise sanitaire. »

Les confédérations syndicales appellent à une mobilisation massive le 5 octobre 2021. Cela regroupera beaucoup de revendication, telle que la réforme des retraites, la réforme du chômage, le Pass sanitaires et notamment l’état d’urgence qui doit être prolongé. « Nous voulons la levé de cet État d’urgence inhumain ! » . « La réalité c’est que nous avons un gouvernement qui a décidé d’aller au bout de sa démarche sans s’occuper des conditions de travail des soignants. Restriction sur restriction et destruction de l’hôpital public à vitesse grand V »
Organisons le rapport de force !

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