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« Après la Jungle » : un entretien avec Calais Migrant Solidarity



En 2016, la ville portuaire de Calais, dans les Hauts-de-France, accaparait les écrans de télé alors qu’une armée de gendarmes et de CRS expulsait la « Jungle »* – un bidonville de réfugié·e·s où vivaient environ 6000 exilé·e·s issu·e·s des zones de conflits du monde entier, face aux clôtures barbelées marquant la frontière. Mais l’histoire des réfugié·e·s de Calais commence bien plus tôt, et elle n’est pas encore terminée.

Des centaines d’exilé·e·s sont encore concentré·e·s autour du site principal de pour traversée de la Manche, vivant dans des conditions encore plus misérables et précaires maintenant que lorsque la grande jungle a été détruite. Pour se faire une idée de la situation actuelle à Calais, Corporate Watch a discuté avec des ami·e·s de Calais Migrant Solidarity, un réseau actif aux côtés des d’exilé·e·s à Calais depuis 2009.

Combien de personnes sont encore en train de passer la frontière à Calais ? D’où viennent-t’elles ?

À Calais même, peut-être environ 500 personnes. Ça fluctue beaucoup, donc entre 300 et 600 personnes selon les périodes. Mais il y a aussi des centaines d’autres personnes plus loin sur la côte à Dunkerque, et jusqu’en Belgique.

À Calais, les nationalités des gens suivent une constante : ce sont des personnes issues de zones de guerre et de dictatures, ayant un lien historique avec le colonialisme britannique. Donc souvent les gens parlent anglais, ou ont des liens familiaux, ou ont grandi avec une image de la Grande Bretagne comme étant un havre de sécurité et un modèle de démocratie. Il y a beaucoup d’Afghan·ne·s, Irakien·ne·s, Iranien·ne·s, Kurdes, Érythréen·ne·s, Soudanais·e·s, et aujourd’hui quelques autres nationalités, comme Nigérian·ne·s, Tchadien·ne·s, etc.

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* Le mot « jungle » est le terme toujours largement utilisé par les migrant·e·s à Calais pour désigner les campements dans les bois à l’extérieur de la ville. Il était utilisé bien avant 2015, notamment pour la grande jungle des afghans en 2009-2010. Il vient du mot farsi et pachto qui veut dire « forêt » : جنگل (jangal).

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Soirée de soutien aux jeunes exilé.e.s

L’association Asile et Partage vous invite à une grande soirée organisée en soutien aux jeunes exilé.e.s le samedi 4 février au Centre Jacques Tati de Belle-Beille (5 rue Eugénie Mansion à ANGERS).
Spectacle musical « L’amour dans tous ses états » en deux parties à partir de 19h avec un entracte buvette/buffet africain à 20h pour celles et ceux qui souhaitent se restaurer (plat préparé par des jeunes vivant à l’abri réquisitionné de La Vendange).
La participation à la soirée (spectacle comme buffet) est libre, nous comptons simplement sur votre générosité. Toutefois, afin d’estimer le nombre d’assiettes à préparer, il vous faut obligatoirement réserver votre repas avant le lundi 30 janvier :
par mail à asileetpartage@gmail.com
ou bien par SMS au 06 07 82 86 02
(un ticket vous sera donné à l’entrée de la salle)
Asile et Partage

Ouverture d’un nouveau squat à la frontière franco-italienne, appel à soutien !

Communiqué et appel à soutien des occupant.ex

Presqu’un an après la dernière expulsion de la Casa Cantoniera de Clavière, nous sommes resté.exs ici, dans cette vallée, sur cette frontière sanglante et raciste, près des personnes qui, chaque jour, la défient et la surmontent, bien qu’elles soient forcées de le faire “illégalement” : contrôlées, rejetées et violentées par l’État et ses forces armées.
Dans cette même vallée où, des milliers de “migrant.ex” avec de bons papiers, appelé.ex touristes, transitent sans être dérangé.ex. Dans la même vallée où, seulement en janvier de cette année, la frontière a tué deux personnes, Fatallah Belhafif et Ullah Rezwan.